Cameroun: Paul Biya jugé pour « insurrection »

2019-09-06 12:18:56

Read All

Il est arrivé deuxième à l‘élection présidentielle au Cameroun en 2018 et encourt théoriquement la peine de mort: l’opposant Maurice Kamto, écroué depuis janvier, a été amené vendredi devant le tribunal militaire de Yaoundé qui doit le juger, avec 90 de ses partisans, notamment pour “insurrection”.

Ce procès, qui suscite critiques et inquiétude dans la communauté internationale,s’ouvre dans un pays longtemps considéré comme un îlot de stabilité en Afrique centrale, où le président Paul Biya, qui règne en maître absolu depuis 36 ans, est de plus en plus contesté et confronté à d’autres crises: rébellion séparatiste des anglophones à l’ouest et recrudescence des attaques de Boko Haram au nord.

Dès l’aube, un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé et empêche l’accès du tribunal à des militants qui scandent “Kamto président”, l’opposition ayant appelé à venir massivement au procès.

Environ 200 policiers en tenue antiémeute occupent un carrefour en contrebas du tribunal, rapporte un journaliste de l’AFP. D’autres, en armes, patrouillent à bord de véhicules pick-up. Plus haut, une cinquantaine de membres des forces de sécurité filtrent les entrées du bâtiment.

M. Kamto est arrivé en fin de matinée, amené par des gendarmes armés, a affirmé à l’AFP son avocat, Me Emmanuel Simh. Selon lui, le procès doit en principe commencer.

Depuis la proclamation de la victoire de M. Biya l’an dernier pour un septième mandat consécutif, des manifestations pacifiques sont organisées dans plusieurs villes du pays par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de M. Kamto, l’un des principaux partis d’opposition, qui estime avoir remporté l‘élection.

C’est à l’issue d’une de ces marches que le leader de l’opposition et des centaines de sympathisants avaient été interpellés par les forces de l’ordre fin janvier.

Après plus de sept mois d’emprisonnement, ces 91 personnes doivent être jugées à partir de vendredi pour “hostilité contre la patrie”, “rébellion” et “insurrection”. Elles encourent la peine de mort, même si elle n’est plus appliquée au Cameroun.

“Alibi politique”

“Rien ne justifie que M. Kamto et ses partisans soient incarcérés depuis huit mois dans ces conditions”, a déclaré jeudi à l’AFP leur avocat français, Me Antoine Vey.

“Aucun n’a participé à des actes de violence, aucun n’a appelé à des actes de violence ou à la rébellion. Il n’y a pas de raison à leur arrestation en dehors de l’alibi politique”, a ajouté celui qui a saisi, fin avril, le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies.

M. Kamto, 65 ans, et ses alliés avaient déclaré lundi “être prêts à faire face à la justice pour que la vérité éclate dans cette affaire”. Ils ont conditionné leur présence vendredi à un libre accès du public et de la presse à la salle d’audience.

Plusieurs représentants de la société civile et des partis d’opposition ont exhorté mercredi les Camerounais à “assister en masse à ce procès, afin d’assurer la transparence du système judiciaire”.

Avocat au barreau de Paris et ancien ministre délégué à la Justice au Cameroun, M. Kamto bénéficie également du soutien dans ce procès des ONG internationales et de certaines puissances occidentales.

“Pression” sur Biya

En mars, les Etats-Unis avaient déclaré qu’il serait “sage de le libérer”, suivi de près par l’‘Union européenne, qui avait parlé de “procédure disproportionnée”.

Les associations de défense des droits de l’homme avaient, elles, dénoncé la compétence du tribunal militaire à juger ces civils. “Les autorités doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues contre eux”, avait exhorté fin juillet Amnesty international.

Longtemps silencieuse, la France, ancienne puissance coloniale, était sortie de son mutisme fin mai, réclamant aussi leur libération. “On connaît les qualités de M. Kamto, nous faisons pression fortement sur le président Biya pour qu’il puisse agir et élargir ces prisonniers”, a répété mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Les avocats de l’opposant ont transmis au tribunal militaire une liste de 31 témoins, dont deux ministres, le patron de la police et d’autres hauts gradés de l’armée et de la police.

Parmi les accusés qui comparaîtront aux côtés de M. Kamto, figurent notamment Christian Penda Ekoka, ex-conseiller économique du président Biya, et un célèbre rappeur, Valsero, connu pour ses textes critiques à l‘égard du régime de Yaoundé.See more from home page

Inondations au Niger: inquiétude avant l’arrivée des eaux du Mali

2019-09-06 13:53:33

Depuis le début du mois d août, les importantes quantités d eau tombées dans l ouest du pays et charriées par des affluents ont tout emporté sur leur passage. La quasi-totalité des aménagements hydroagricoles dans cette zone du fleuve sont sous les eaux. À ces pluies diluviennes s ajoutent le lâchage des eaux d un barrage au mali voisin. Du coup le fleuve est sorti de son lit provoquant des inondations jamais vu depuis 50 ans. Malgré les alertes des autorités, certaines populations refusent de quitter les zones inondées.

La vallée du fleuve Niger dans sa partie nigérienne est aujourd’hui méconnaissable. Les inondations s’étendent à perte de vue. DAyorou, à la frontière malienne, à Kirtachi, près du Bénin, en passant par Niamey, les comités de vigilance sont sur le qui-vive.

Mais malgré les alertes d’évacuation, certaines populations font de la résistance, c’est le cas de l’île de Neni Goungou, au large de Niamey. « Les gens de Neni Goungou disent qu’ils maîtrisent les eaux, qu’ils connaissent les eaux, nous explique le gouverneur de la région de Niamey, Issaka Hassane Karanta. Ils se disent spécialistes des eaux. Nous les observons, nous restons vigilants pour pouvoir les pêcher le moment venu.»

Le danger n’est pas écarté, selon le gouverneur, d autant que les eaux du barrage du Mali arrivent. «Le barrage de Sélingué a cédé aussi le Mali a ouvert toutes ses vannes. Donc au grand maximum dans 48 heures, ces eaux-là vont arriver à Niamey. Ajouté à la flotte que nous avons, le niveau du fleuve ne fera que s’élever.»

Les 12 km de digue construite pour protéger une partie de la rive droite de Niamey ne suffisent pas.

Ce jardinier qui a tout perdu accuse les autorités municipales de négligence. «Du temps du président Diori tout allait. Quand Kountche est arrivé, il a colmaté les brèches de la vieille digue. Nous n’avons pas de bonne digue à Kirkissoye. La municipalité est très négligente», se plaint-il.See more from home page

Burkina Faso

🔴#Burkina – #Soum : des armes lourdes et des tenues militaires saisies

Le jeudi 05 septembre, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont mis la main sur un important lot d’armes et de munition après une riposte lors d’une embuscade perpétrée contre une patrouille dans les villages de Diomsogui, et de Kelbo, dans la localité du Soum.

Le matériel saisi est entre autre composé d’armes lourdes, des grenades, des munitions, des téléphones portables, et des tenues militaires terre du Burkina Faso. Selon la direction de la communication de l’armée cinq assaillants ont aussi été abattus.

Félicitations à nos #FDS🇧🇫✊

Premier article de blog

Il s’agit de votre tout premier article Cliquez sur le lien Modifier pour le modifier ou le supprimer ou commencez un nouvel article. Si vous le souhaitez, utilisez cet article pour indiquer aux lecteurs pourquoi vous avez commencé ce blog et ce que vous envisagez d’en faire. Si vous avez besoin d’aide, adressez-vous aux gentils utilisateurs de nos forums.

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer